Pourquoi Spring Bear est idéal pour l'accompagnement des jeunes
Chaque année, à la fin du mois d’avril et au début du mois de mai, on commence à voir les premiers signes de renouveau dans les bois. Après des mois de sol enneigé et d’air froid, des parcelles de terre apparaissent peu à peu et la chaleur du soleil annonce le passage de l’hiver au printemps.
Pour les amateurs de plein air, la fonte des neiges printanière est source d’une grande excitation. Cela signifie qu’on peut sortir, profiter du retour dans les bois, peut-être même tenter sa chance pour trouver des bois tombés, ou sortir pour tirer à l’arc. Le printemps marque le début de tant d’activités de plein air amusantes et agréables, et chez nous, cela signifie le début de l’une de nos chasses préférées de l’année : la chasse à l’ours au printemps !
À la découverte d'une nouvelle tradition printanière
J’avais dix-sept ans lorsque je suis parti pour la première fois avec quelques amis pour les aider à remplir leurs appâts à ours. Ayant grandi en ne pratiquant que la chasse au cerf, la chasse au ours au printemps m’était totalement inconnue. Je ne m’en rendais pas vraiment compte à l’époque, mais après une journée passée avec des amis proches à remplir des appâts à ours dans le magnifique Bouclier canadien de l’est du Manitoba, j’avais très envie de renouveler l’expérience. Il m’a fallu encore un an avant de chasser l’ours pour la première fois, et j’ai rapidement compris qu’ils étaient très intelligents et prudents. Pour avoir une chance d’abattre un ours en particulier, il faut que beaucoup de choses jouent en votre faveur. J’étais nerveux d’être dans les bois où je savais qu’il y avait des ours ; il m’a fallu beaucoup de temps pour surmonter cela. Après être revenu bredouille la première année, j’ai prévu une semaine dans l’ouest du Manitoba avec un ami pour tenter à nouveau ma chance.
Cette fois-ci, dans les collines des Porcupine Mountains, après sept heures de route, j’ai abattu mon premier ours. Me retrouver dans un autre des magnifiques paysages du Manitoba, passer du temps avec de super amis et admirer un magnifique ours, j’étais complètement accro. La camaraderie et les souvenirs créés sont devenus une tradition printanière préférée qui, je l’espère, se poursuivra pendant de nombreuses années.
Quinze ans plus tard, après avoir chassé l'ours pendant près de la moitié de ma vie, j'éprouve un regain d'enthousiasme pour cette activité depuis que j'y initie mes enfants. En tant qu'amateur de plein air, j'ai toujours rêvé de partager les bois avec mes enfants, et en 2025, j'ai enfin pu réaliser ce rêve. Je suis convaincu que la chasse à l'ours est l'un des meilleurs moyens d'initier les jeunes à la chasse. Pour que les enfants restent motivés, il faut rendre cette activité amusante et agréable.
Faire de la nature le terrain de jeu par excellence
Mon fils m'accompagne à la chasse à l'ours depuis qu'il a environ neuf ans. Pour lui, passer une journée dehors avec son père et ses oncles, c'est vraiment génial… ou peut-être qu'il apprécie simplement toutes les friandises qu'on achète à la station-service ! Quand on parle d’enfants, ce n’est pas la chasse qui doit être au centre de l’attention. L’important, c’est de les faire sortir en pleine nature pour qu’ils tombent amoureux de cet univers. C’est là que la chasse à l’ours est le point de départ idéal, car n’importe quel chasseur chevronné vous dira que remplir les appâts est la meilleure partie.
Ils peuvent participer à la mise en place d’un site d’appât, écrire leur nom sur le panneau ou simplement se comporter comme des enfants et retourner des troncs d’arbres morts pour chercher des insectes. L’essentiel, c’est que ça reste un moment de plaisir ; ne soyez pas trop sérieux avec eux. Il faut les laisser faire les fous, faire du bruit et rire. C'est ce qui leur donne envie de revenir. Si vous leur dites « il faut rester tranquilles » ou « ne touchez pas à ça », ils ne voudront pas continuer. Initier les jeunes à la chasse et aux activités de plein air est une affaire délicate, cela ne peut pas se faire de force. Ils doivent apprendre à aimer ça en s'amusant, même si cela implique de changer vos propres méthodes pour vous adapter à eux.
Formation officielle et nouveaux horizons
En 2025, mon fils a atteint l'âge requis pour suivre sa formation de chasseur et obtenir son tout premier permis de chasse. Il a décidé de suivre en ligne le cours officiel de sécurité à la chasse du Manitoba. À mesure que le printemps approchait, son enthousiasme grandissait de jour en jour. Nous avons décidé de choisir ensemble un nouvel emplacement et d'installer un tout nouvel appât qui lui serait réservé. Le simple fait d'explorer de nouveaux endroits où il n'était jamais allé le rendait déjà tout excité.
Dans la continuité de la tradition
Plus on passe de temps à chasser l'ours, plus on s'y attache. Je pense que la chasse est une affaire de famille et qu'il est de notre devoir de la transmettre à la génération suivante afin que les traditions perdurent. J'ai la chance d'avoir grandi dans une famille où l'on passait plus de temps dehors qu'à l'intérieur. On m'a initié à la chasse dès mon plus jeune âge, mais aussi à la beauté de la nature, et c'est de là que me vient ma passion.
Quand j’allais chasser le cerf avec mon père, l’important n’était pas d’en abattre un ; il veillait toujours à ce qu’on s’amuse. J'applique aujourd'hui cette même philosophie. Les parents sont les premiers modèles que les enfants admirent, et vos enfants voudront faire ce que vous faites. Soyez un bon modèle, montrez-leur que vous vous amusez et ils voudront participer. Nous avons la chance de vivre dans une province où nous disposons d'un large éventail de zones accessibles pour chasser l'ours noir. Sortez et profitez-en !